En juin dernier, lorsque j’ai annoncé que j’allais être papa à la maison, je ne savais pas comment allait se dérouler mes 6 mois à temps plein avec mes fils. J’avais une vague idée, mais disons que c’était l’inconnu pour moi. Quatre mois plus tard, après avoir trouvé un certain rythme dans ma nouvelle réalité, j’ai envie de partager avec vous mon top 10 des choses que j’ai apprises jusqu’à maintenant.

#10 – Mettre au lit un bébé plus tard dans la soirée ne signifie pas nécessairement qu’on pourra faire la grasse matinée le lendemain

Au départ, afin de me garantir un matin tranquille, j’essayais d’étirer mes enfants la veille et de les coucher le plus tard possible. Je me disais, naïvement, qu’ils seraient plus fatigués et donc, dormiraient plus longtemps le lendemain matin… Ça me paraissait logique. Malheureusement, j’ai découvert que ça ne fonctionne pas comme ça. Ce qui m’amène au point suivant…

#9 – Il n’y a pas de recette miracle pour les dodos

Même si mes enfants ont 10 mois, je ne comprends toujours pas comment fonctionnent les dodos. Qu’est-ce qu’on a fait pour que nos enfants s’endorment seul? Je ne sais pas trop honnêtement. Pourquoi parfois ils ne veulent pas s’endormir ou se réveillent au milieu de la nuit pour aucune raison apparente? Je ne sais pas non plus.

Il existe tellement de livres et de théories sur le sommeil des bébés que j’ai l’impression qu’il existe autant de théories qu’il y a de bébés. S’il y a bien une chose qui semble vraiment complexe, c’est la fameuse notion de sommeil chez le bébé.

#8 – Je ne connais pas grand chose sur la parentalité et je suis loin d’être parfait

C’est fou comme j’ai l’impression qu’il me reste ÉNORMÉMENT de trucs à apprendre pour être un bon papa et élever mes enfants « correctement ». Chaque jour, je fais du mieux que je peux, mais de nouvelles situations me poussent à m’interroger et me demander: « qu’est-ce qu’on fait dans telle ou telle situation? ». Si mes enfants me regardent parfois avec un gros point d’interrogation sur leur visage, ils ne le réalisent peut-être pas, mais ça m’arrive également de faire de même avec eux. J’apprends tous les jours de nouvelles choses et les idées préconçues que j’ai se font constamment « challenger » par de nouvelles approches ou des points de vue différents du mien. Tout ça me fait réaliser que je suis LOIN de tout savoir sur la parentalité et qu’il m’en reste beaucoup à apprendre.

#7 – Un bébé, ça fout le bordel partout! Alors deux bébés… 

J’en reviens toujours pas! Je suis constamment en train de ranger. Le matin, tout est en ordre et pourtant, lorsque vient le temps de la première sieste, tout est viré à l’envers. Je m’efforce de ranger tout le bordel pendant leur sieste et hop, entre les deux siestes, l’appartement au complet redevient en désordre. Et une fois que mes enfants sont au lit pour la nuit, tout est à recommencer… encore et encore. Je n’ai jamais autant passer le balai, laver le plancher de la cuisine ou replacer les objets dans les étagères. Je suis constamment surpris à la vitesse à laquelle chaque pièce de l’appartement peut devenir complètement en désordre.

#6 – Peu importe la quantité de choses que je réalise dans une journée, il reste toujours quelque chose à faire

Que ce soit un lavage à partir, de la vaisselle à laver, des objets à ranger, un souper à préparer, des couches à plier, bref, il y a TOUJOURS quelque chose à faire. Même lorsque je pense que tout est fait, il y a quelque chose que je pourrais faire. Et une fois finies, elles sont à recommencer. Ce qui m’amène à mon point #5.

#5 – Être parent à la maison, c’est BEAUCOUP de travail.

J’ai vite réalisé qu’être en « congé » parental, n’a rien à voir avec le fait d’être en « congé ». Être parent à la maison, c’est ÉNORMÉMENT de travail, et j’admire beaucoup toutes les mamans de ce monde. Si jamais vous ne l’avez pas lu, je vous invite à lire mon texte sur le sujet sur le merveilleux blogue de Ruban Cassette.

#4 – La routine, c’est DRÔLEMENT important!

J’avais déjà entendu parler de routine chez les bébés avant d’être papa, mais maintenant, je constate que c’est vraiment important d’en suivre une pour éviter des crises épouvantables. Je ne sais pas trop comment font les bébés, mais ils le savent si jamais j’oublie quelque chose.

#3 – Il faut s’avoir s’arrêter et prendre le temps de vivre chaque moment (parce que c’est vrai que ça passe vite!)

Comme vous pouvez le constater, depuis que je suis à la maison, je n’arrête jamais. Je suis toujours en train de préparer ou de ranger quelque chose pour m’assurer de suivre la routine des bébés sinon, je paie le prix plus tard dans la journée avec de bonnes grosses crises de pleurs. Lorsque mes enfants sont en train de jouer tranquillement, je me demande si je devrais pas prendre ce temps pour faire quelque chose d’utile dans l’appartement. Et puis je me dis que non, au diable les tâches. Il faut aussi que je profite de ces instants où tout va bien, où il n’y a pas de crise à gérer et où mes enfants s’amusent ensemble. De plus en plus, je m’intéresse au mouvement de « slow parenting » et je constate que je n’ai aucune envie de courir toute ma vie, alors je tente de ralentir, mais ce n’est pas toujours évident.

#2 – Chaque jour ne se passe jamais vraiment comme on l’avait prévu

C’est fou le nombre de fois où j’attendais impatiemment la sieste des bébés pour retourner moi-même au lit et que finalement mes enfants ont choisi exactement ce moment pour ne pas s’endormir. Toutes ces occasions aussi où je suis arrivé en retard quelque part après avoir promis une heure d’arrivée qui me semblait tout à fait réaliste.

Chaque journée est imprévisible, malgré le fait que j’essaie de suivre constamment la même routine. C’est étrange tout de même, avoir une routine si solidement établie, mais ne pas trop savoir comment chaque journée va se dérouler. Disons qu’il y a un gros facteur aléatoire dans l’équation: l’humeur des bébés.

#1 – Pour mes enfants, je suis l’une des deux personnes les plus importantes dans leur vie

Ça, c’est le point qui me fascine le plus! Aux yeux de mes deux petits poux, il y a pas de personne plus importante que leur maman et leur papa. Quand je prends quelques minutes pour y penser, je trouve ça impressionnant et effrayant à la fois. Je suis responsable (avec ma conjointe) de l’avenir de deux êtres humains. Ce sont des éponges qui absorbent à une vitesse folle ce qu’on leur montre, mais aussi la façon que l’on agit. En tant que parents, nous sommes leurs modèles. Ce que nous sommes en tant que personnes, ce que nous valorisons, notre opinion et nos croyances, la façon que nous réagissons aux différentes situations, le calme (ou le stress) que nous dégageons, les mots que nous utilisons et les actions que nous posons au quotidien représentent les premières références pour deux bébés qui doivent tout apprendre de la vie.

C’est pour cela que je réfléchis beaucoup à ce qui est important et à ce qui l’est moins. Mes enfants me permettent de revoir mes priorités, d’identifier mes valeurs et de mieux définir ce que je souhaite être comme personne et comme modèle pour eux. Ils ont tout à apprendre sur la vie et il existe de nombreuses façons de leur expliquer. La vision de la vie qu’on va tenter de leur apprendre, ma copine et moi, va influencer grandement les personnes qu’ils deviendront. C’est pour cela que chaque geste que l’on pose est important et qu’il est toujours utile de travailler à devenir de meilleures personnes.