Lorsque je dis à quelqu’un qui ne me connaît pas beaucoup que je suis végane, j’ai l’impression qu’automatiquement dans sa tête, il m’associe à des idées préconçues sur le véganisme. Dans un sens, il a probablement raison sur certains points. Être végane signifie que j’ai à coeur le bien-être animal, ma santé et l’environnement. Cependant, vous serez probablement surpris de découvrir ces 5 aspects de ma personnalité qui démystifieront plusieurs mythes entourant le véganisme.

1. Je n’aime pas tant les animaux

Il n’est pas nécessaire d’être en amour avec les animaux pour devenir végane. J’ai deux chats à la maison que j’aime beaucoup, mais cela ne signifie pas que je déborde d’amour pour tous les chats. Lorsque je vais chez un ami, je ne cours pas systématiquement flatter son chat ou son chien. Oui, je suis végane, mais je n’aime pas tant les animaux.

Ceci dit, je suis contre la souffrance inutile d’un être vivant capable de ressentir de la douleur. Je suis contre le spécisme qui place l’être humain au dessus de tout, comme si nous étions maître sur Terre et avions tous les droits. Je suis contre l’idée d’exploiter des espèces entières dans l’unique but de satisfaire nos papilles gustatives. Je m’oppose à l’élevage industriel et à la mise à mort à la chaîne de milliards d’animaux. Je trouve également illogique de gaspiller autant de ressources pour élever des animaux qui servent à nous nourrir, tandis qu’on pourrait nourrir tellement plus d’humains en mangeant directement les céréales nécessaires à l’élevage. Je suis contre la tuerie de milliers d’animaux dans l’unique but d’avoir un peu de fourrure sur nos manteaux ou de cuir sur nos souliers. Finalement, je suis contre l’idée d’exploiter une vie pour mon plaisir personnel.

2. Je ne mange pas que de la salade!

Contrairement à la croyance populaire, les véganes ne mangent pas que de la salade ou des assiettes de légumes TOUS les jours! Bien sûr, nous avons à coeur notre santé alors nous mangeons ce qui est le mieux pour notre corps (fruits, légumes, noix, légumineuses, céréales complètes, etc.). Par contre, il m’arrive encore de manger des chips, frites, repas congelés, desserts et pâtisseries véganes. J’aime manger varié et j’aime aussi me gâter quelque fois avec des sorties au resto et des sucreries. Je suis un fan des pâtisseries de Rose Madeleine et ma copine et moi sommes des habitués du Café Dei Campi. J’aime les « crêmes » glacées véganes, à base de cajou ou de soya et je salive juste à penser aux desserts de Crudessence.

L’important, comme vous l’imaginez sans doute, c’est la modération.

3. Je ne déteste pas les humains

Malheureusement, il y a une tendance à s’imaginer que les véganes aiment tellement les animaux qu’ils les considèrent supérieurs aux humains et finissent par détester ces derniers. Rappelons ici qu’être végane, c’est s’opposer à la souffrance inutile d’êtres sentients. Cela inclut également la souffrance envers les humains. Depuis que je suis végane, je suis beaucoup plus sensible aux injustices sociales et à la pauvreté. Je ne déteste pas les humains, au contraire, je m’oppose autant à l’idée de voir souffrir inutilement des humains que des animaux.

4. Je ne vis pas une vie de privation

Avant d’étre végane, je croyais que le véganisme était une sorte de secte qui suivait un code strict de privation (voir mon article « Et si c’était nous les non-véganes qui avions tort?« ). Bien sûr, j’avais tort.

Être végane ne signifie pas que je me prive des bonnes choses. J’ai réfléchis à mes choix alimentaires et j’ai décidé que je ne mangerai plus de produits animaux. Personne ne me force à faire ce choix et je ne le fais pas par défi ou pour impressionner qui que ce soit! Je fais ce choix parce que je n’ai plus envie de manger des animaux, tout simplement.

La majeur partie des occidentaux ne mangent pas de chats ou de chiens. Est-ce qu’on dit de ces personnes qu’ils se privent? Bien sûr que non, ces gens ne veulent tout simplement pas en manger. C’est la même chose pour moi.

Alors lorsqu’on me demande si je serais prêt à « faire une exception » et manger des produits animaux dans le cas d’une festivité quelconque, cela me fait bien sourire puisque cette affirmation sous-entend que je m’interdis de manger des choses dont j’ai envie. C’est loin d’être le cas.

5. Je ne suis pas parfait

Je suis végane, mais je serais fou d’affirmer que je suis le parfait végane. D’ailleurs, je ne recherche pas la perfection. Je ne passe pas toute mon énergie à savoir si je devrais manger du miel ou des insectes. Je n’essaie pas de résoudre tous les cas hypothétiques, comme par exemple: qu’est-ce que je ferais si j’étais coincé sur une île déserte? Je ne me casse pas la tête à savoir si je mangerais des œufs dans l’éventualité où je possédais des poules en liberté chez moi et que l’apocalypse était à notre porte.

Pour moi, vouloir rechercher la « pureté végane » n’apporte rien de bon et n’aide surtout pas la cause auprès des personnes non-véganes. L’important n’est pas d’avoir réponse à tous les cas limites, mais bien de s’attarder à nos décisions de tous les jours: ce qu’on mange, ce qu’on porte, ce qu’on encourage comme activité, etc.

Je souffre peut-être d’anxiété, mais croyez-moi, je suis très zen dans mon choix d’être végane! 🙂