L’autre jour, ma copine s’est fait poser cette question. C’est une question très pertinente, mais drôlement posée! C’est comme si je demandais à un omnivore s’il allait « forcer » ses enfants à manger de la viande.

Nous faisons tous des choix et les choix alimentaires en font partie, même si on choisit de manger comme tout le monde, sans trop se poser de questions, on fait quand même ce choix. Ce choix est vrai pour nos enfants aussi!

Chaque parent veut ce qu’il y a de mieux pour ses enfants. Il ne force pas ses enfants, il leur transmet les meilleures valeurs et habitudes de vie possibles afin de les outiller pour l’avenir.  En tant que parent, je considère qu’être végane est le meilleur choix pour mes enfants et je vous donne 5 raisons pour vous expliquer pourquoi.

1 – La santé

Être végane diminue grandement les risques de maladies cardiovasculaires, les cancers et le diabète de type 2, trois des principales causes de mortalité en Amérique du Nord! Si je peux encourager mes enfants à suivre un régime alimentaire qui peut leur éviter ces maladies en plus de nombreux autres problèmes de santé associés à la consommation de viande et de produits laitiers, pourquoi je ferais autrement?

2 – L’environnement

Consommer de la viande et des produits laitiers contribue énormément au réchauffement climatique, à la disparition d’espèces sauvages et à la déforestation de la forêt amazonienne (pour ne nommer que ces impacts). Être végane est donc une excellente façon de diminuer son empreinte écologique. Si je veux former des citoyens de demain, des adultes responsables dans un monde qui sera aux prises avec les changements climatiques, la surpopulation et le manque de ressources, je considère qu’il est essentiel de leur transmettre le mode de vie végane qui est, à mon avis, une excellente façon des les préparer aux défis de demain.

3 – Un choix éthique

Je considère immoral le fait de tuer à la chaîne (et je vous épargne les images) plus de 60 milliards d’animaux sur Terre chaque année pour le simple plaisir gustatif, sachant très bien que la viande n’est pas du tout essentiel pour le maintien d’une bonne santé.

De plus, la très grande majorité des enfants aiment les animaux et je trouve cela hypocrite de leur dire de les manger et de les aimer à la fois. Pour qu’ils comprennent cette dualité, nous devons leur mentir en disant que les animaux de ferme sont « faits pour ça » et qu’ils ne souffrent pas. Nous devons leur expliquer notre choix très arbitraire que manger un chat, c’est mal, mais que manger un cochon, c’est bien. Nous devons également encourager une dissonance cognitive et séparer le produit (poulet, steak, côtes levées) de l’animal (poule, bœuf, cochon). Finalement, nous faisons tout cela en ayant un grand plaisir à envoyer nos petits à la mini-ferme du Zoo pour qu’ils puissent flatter des cochons, des poules, des chèvres et des moutons.

4 – Des valeurs à encourager

Être végane, c’est s’opposer à toute souffrance inutile et aux injustices dans le monde, et pas seulement à l’encontre des animaux, mais envers les êtres  humains aussi. C’est enseigner à mes enfants l’empathie, la justice, le respect, et l’amour! C’est de combattre le spécisme, oui, mais également le racisme, le sexisme, l’homophobie et toute autre injustice sociale.

5 – Prise de conscience

Être végane, c’est également prendre conscience que nos choix ont un impact sur le monde et qu’on peut faire le choix d’avoir un impact positif au lieu de négatif. C’est être conscient que la violence n’entraîne que peur et souffrance et que tuer un être capable de ressentir de la souffrance, même si ce n’est pas un humain, reste le geste d’enlever une vie. Être végane, c’est réfléchir à nos actions et développer un esprit critique face aux tendances populaires et à ce qu’on nous dit qui est considéré comme « normal ».

Alors oui, j’encouragerai mes enfants à être véganes, mais je ne les « forcerai » pas. Je leur enseignerai simplement ce que je considère comme étant le meilleur pour eux! Et si un jour ils veulent consommer des produits animaux, alors libre à eux de faire leurs propres choix. Ils auront au moins pu réfléchir à la question.

 

Photo par Mathieu Labelle